Création d'un fonds spécial pour le Centrafrique

Les états d'Afrique centrale se sont mis d’accord  vendredi 3 mai 2013 pour la création d'un fonds spécial au terme d'un sommet régional consacré à la crise du Centrafrique, où la situation sécuritaire et économique s'est détériorée depuis l'arrivée au pouvoir de la rébellion Séléka, le dimanche 24 mars 2013.

Le document appelé "l’appel de Brazzaville" a proposé "la création d'un fonds d'affectation spécial ou un fonds fiduciaire" dédié au Centrafrique et doit faciliter le "financement de la préparation et le déroulement des opérations électorales" prévues après la période de transition de 18 mois, pendant laquelle le chef rebelle Michel Djotodia reste président à la tête d'un gouvernement d'union nationale.

Le groupe de contact international, rassemblant  les états d'Afrique centrale, "encourage" tous les pays membres de l'Union africaine et les partenaires internationaux à "apporter des contributions volontaires généreuses au fonds d'affectation spécial", poursuit le document, sans pour autant préciser un montant financier.

Le groupe de contact international s'est déclaré "vivement préoccupé par la dégradation continue de la situation politique et sécuritaire marquée notamment par les violations graves des droits humains ainsi que par la détérioration de la situation humanitaire et économique" en Centrafrique.

Pour sa part, Libreville,  capitale du Gabon s'est montrée prudente "en affirmant qu'il contribuerait à l'effort financier international en tenant compte de ses priorités internes et ne fera pas au-delà de ce qui est possible", a précisé Alain-Claude Bilie By Nzé, porte-parole de la présidence de la république du Gabon en ajoutant que le contingent de 120 militaires gabonais était suffisant et qu’il ne souhaitait pas augmenter l’effectif.

Pour sa part Ramtane Lamamra, commissaire pour la paix et la sécurité de l’Union africaine  a précisé "l’urgence de mettre un terme à la violence, aux viols, à restaurer la paix et la sécurité, remettre l'économie sur les rails" en Centrafrique.