Regain de violence dans le nord du Centrafrique

Depuis plus de trois jours, différents villes situées au nord du Centrafrique connaissent un regain de très fortes violences. Plusieurs sources concordantes pensent qu’une nouvelle rébellion est en gestation. En attendant le nouveau pouvoir en place depuis le 24 mars 2013 dénonce catégoriquement les conclusions du rapport de l’ONU mettant en cause l’ancienne rébellion de la Séléka.  Le rapport a fait l’objet d’un examen auprès du conseil de sécurité de l’ONU le mercredi 14 aout 2013.

Le rapport évoque  notamment le cas du général Mohamed Moussa Daffhane - figure de la Seleka - arrêté et démis de ses fonctions de ministre d’état des eaux et forêts, au motif qu’il aurait recruté des mercenaires.

Entre l’ancien président déchu François Bozizé qui se trouve à Paris et déclare être prêt à reprendre le pouvoir et François Passema Endjiago, président du CACDCA qui souligne que Bozizé est "venu faire allégeance aux autorités françaises" comme à l’époque de la colonisation, une nouvelle rébellion couve réellement. De violents affrontements se déroulent dans les localités de Beboura - Maaitikoulu et Markounda et selon plusieurs sources plusieurs civils auraient trouvé la mort.

De son côté le haut comité aux réfugiés – HCR – évoque le départ de près de 65 000 personnes depuis décembre 2012.

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Christophe Gazam-Betty - ministre d'état de la communication et de la réconciliation nationale 

@centrafriqueledefi

Pour sa part Christophe Gazam-Betty ministre d’état et de la communication et de la réconciliation nationale du Centrafrique dénonce catégoriquement les faits en précisant :  "Il y a des énormités qui ne sont pas acceptables dans le rapport des Nations-unies.  Lorsque l’on souligne que les gens se seraient opposés à Bangassou c’est faux ! Lorsque l’on déclare que les éléments du général Dhaffane se seraient opposés à d’autres, c’est faux !"Christophe Gazam- Betty a par ailleurs précisé "Nous avons réhabilité la prison et nous  procédons à des arrestations. Ceux qui disent qu’il faut arrêter des gens, cela ne suffit pas. Quels gens ? On va arrêter tout le monde, comme ça, dans le désordre ? C’est l’anarchie que vous préconisez ? Ce n’est pas sérieux !".