Violents affrontements à Banbari

La ville de Bambari  située dans le centre est du Centrafrique est le chef-lieu des anciens rebelles de la Séléka. Depuis quelques jours, le face-à-face est sous très vive tension entre ces milices musulmanes et les soldats français de la force Sangaris. Samedi 24 mai 2014, des affrontements d'une très grande violence ce sont déroulés. Des éléments incontrôlés de l'ancienne rébellion Séléka se sont opposés aux élements de Sangaris. Trois pick-up conduits par ces anciens séléka ont ouvert le feu sur des soldats français qui, après des tirs de semonce, ont riposté et détruit l'un des trois véhicules, souligne le colonel Gilles Jaron porte parole de l'état major des armées françaises. Le bilan d'éventuelle victimes du côté des anciens séléka n'est pas encore connu. Aucun soldat n'a été tué côté français.

Mercredi 21 mai 2014 le chef de l'opération Sangaris, le général Soriano, s'était rendu à Bambari, à 380 km de Bangui capitale du Centrafrique. Il avait alors assuré aux populations qu’il imposerait "les mesures de confiance". Ces dernières consistent à désarmer tout homme n'appartenant pas aux forces régulières. Pour les chefs du groupe de la Séléka, cette annonce a sonné comme une perte d'autorité. Dès le jeudi 22 mai 2014, des affrontements avaient eu lieu dans la localité entre jeunes issus de la milice musulmane et soldats français. Dans les rues de la ville, les rebelles de la Séléka arboraient fièrement leurs armes, en signe de provocation.