Discours de Catherine Samba Panza à l'ouverture du forum de Bangui

Sassou nguesso et samba panzaDenis Sassou Nguesso président de la république du Congo et médiateur international dans la crise du Centrafrique

et Catherine Samba Panza présidente de la transition du Centrafrique

Avant de prononcer mon allocution, je voudrais inviter l’assistance à avoir une pensée profonde pour la mémoire de tous les compatriotes morts pendant les évènement tragiques et douloureux, sans oublier les braves soldats des forces Internationales venus à notre aide et morts dans l'accomplissement de leur devoir.

Je vous remercie. 

Excellence Monsieur Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo, Médiateur International dans la Crise Centrafricaine ;

Monsieur le Premier Ministre du Tchad, Représentant personnel de Son Excellence Idriss Déby Itno, Président en exercice de la CEEAC;

Mesdames et Messieurs les Représentants des Chefs d’Etat et de Gouvernement ;

Monsieur le Représentant du Secrétaire Général des Nations Unies ;

Monsieur le Secrétaire Général de la Communauté Economique des États de l’Afrique Centrale ;

Madame la Représentante de la Présidente de la Commission de l’Union Africaine ;

Monsieur le Secrétaire Exécutif de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs ;

Monsieur le Représentant de l’Organisation Internationale de la Francophonie ;

Monsieur le Représentant Spécial de l’Organisation de la Coopération Islamique ;

Monsieur le Président du Conseil National de Transition ;

Monsieur le Premier Ministre, Chef du gouvernement de Transition ;

Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle de Transition ;

Monsieur le Président du Haut Conseil de la Communication ;

Monsieur le Président de l’Autorité Nationale des Elections ;

Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement de Transition ;

Mesdames et Messieurs les Chefs de Délégations et Représentants des Institutions Internationales ;

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de Mission diplomatiques et Postes Consulaires ;

Monsieur le Président du Présidium du Forum de Bangui ;

Distinguées Personnalités ;

Mesdames et Messieurs ;

Centrafricains, Centrafricaines ;

Chers compatriotes participants au Forum National de Bangui.

Je voudrais tout d’abord, au nom du peuple Centrafricain et au mien propre, souhaiter une fraternelle et chaleureuse bienvenue en terre Centrafricaine, aux éminentes personnalités qui nous font l’honneur et le plaisir de rehausser de leur présence la cérémonie d’ouverture de ce Forum National de Bangui qui était inscrit à l’agenda de la Transition. Je salue aussi la présence nombreuse des Centrafricaines et Centrafricains de toute provenance qui ont répondu au rendez-vous de l’histoire de leur pays.

Ce Forum National de Bangui est l’aboutissement de tout un processus dans la quête de la paix, de la stabilité et de la réconciliation nationale en République centrafricaine.

Aussi, est-ce ici le lieu de réitérer solennellement la gratitude et la profonde reconnaissance du peuple centrafricain à toute la communauté internationale pour son engagement sans faille à nos côtés, à travers les actions de la FOMAC, de la MISCA, de SANGARIS, d’EUFOR et de la MINUSCA.

Cette reconnaissance va précisément à l’endroit de la Médiation Internationale sous la conduite du Président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, de leurs Excellences Idriss Déby Itno, Président en exercice de la CEEAC, Ali Bongo Odimba, Président en exercice de la CEMAC, José Edouardo Dos Santos, Président en exercice de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs, de l’Union Africaine, de l’Organisation des Nations Unies, de l’Union Européenne et de l’Organisation de la Coopération Islamique pour leur appui au processus de la résolution de la crise dans notre pays.

Cette reconnaissance va également à l’endroit de la France, des Etats Unis d’Amérique et du Groupe International de Contact sur la RCA pour leur soutien sans cesse au Gouvernement de Transition dans ses efforts de promotion de la paix en République Centrafricaine.

Distinguées personnalités,  Chers compatriotes, 

Après les pourparlers inter Centrafricains de Brazzaville sous l’égide de la Médiation Internationale qui ont abouti à la  signature de l’accord de cessation des hostilités, il était attendu que le processus de normalisation de la situation en République Centrafricaine se poursuive à travers les autres étapes arrêtées à Brazzaville, à savoir les consultations populaires à la base et surtout le Forum National de Bangui. 

Malgré les doutes qui ont entouré l’organisation de ce forum que le peuple Centrafricain tout entier attendait dans la ferveur, nous y voilà aujourd’hui.

Je voudrais rendre un hommage tout particulier à l’oeuvre du Président Denis Sassou Nguesso de la République du Congo, Médiateur International dans la crise Centrafricaine et co-président du Groupe International de Contact sur la RCA qui, au nom de la CEEAC, s’est investi personnellement et pleinement dans ce processus de dialogue et de réconciliation nationale en République Centrafricaine.

Monsieur le Président et cher frère,

Votre présence ici, malgré votre agenda chargé, est la parfaite illustration de l’intérêt et de l’engagement sans faille qui sont les vôtres au service de la paix et du bien-être en Centrafrique et dans la sous-région. Le peuple centrafricain est conscient que la seule finalité de vos nombreuses initiatives est de sortir la RCA du gouffre.

Il ne peut en être autrement non seulement à cause des liens historiques entre nos peuples mais également à cause des effets visibles de vos actions sur le retour progressif de la sécurité et de la paix dans notre pays. Les Centrafricains se souviennent encore et seront toujours reconnaissants qu’au plus fort des rebondissements dans la crise comme en octobre 2014, vous avez dépêché votre représentant spécial pour venir éteindre pour la énième fois le feu qui allait encore embraser la maison Centrafrique.

Monsieur le Président, votre présence était attendue et nous sommes comblés de l’honneur et du privilège que vous nous faites.

Distingués invités, chers compatriotes

Au regard du contexte et des conditions dans lesquelles j’ai accédé à la Présidence de la Transition en janvier 2014, il n’y avait pas d’autres solutions que celle de rassembler tous les Centrafricains autour de la reconstruction de leur pays à travers une stratégie vigoureuse de lutte contre la violence et de promotion du dialogue et de la cohésion sociale à tous les niveaux.

C’est dans ce cadre que j’ai formulé la vision de la réconciliation à la base, du dialogue au sommet et de la justice au milieu. A travers cette vision, mon objectif était de rompre avec les expériences du passé où la parole du peuple était accaparée au sommet, en ouvrant la possibilité à ce peuple de s’exprimer librement et de s’investir désormais dans la recherche des solutions aux maux dont il souffre dans sa chair.

Les Consultations populaires à la base organisées pour la première fois dans l’histoire de ce pays, ont permis au peuple de s’exprimer librement sur son sort et son destin. Il ne restait plus que ce forum pour sceller définitivement la volonté de cessation effective et durable des violences, tueries et destructions afin de permettre un vivre ensemble harmonieux, une refondation de la Nation Centrafricaine et la reconstruction du pays sur des bases plus solides et durables.

Le succès retentissant des consultations populaires à la base, les discussions réussies entre le Gouvernement et les groupes politico-militaires ainsi que les forums préparatoires des enfants, des femmes et des organisations de la société civile m’ont donné raison sur ce point.

Désormais, le peuple Centrafricain devra regarder dans la même direction et assumer son destin. Je me réjouis tout particulièrement que ce forum ait pu réunir un nombre élevé des représentants des populations venus des 16 préfectures et des sites de réfugiés dans les pays voisins qui ont vécu ces crises à répétition. Ils pourront, à partir de ce vécu, donner les orientations nécessaires pour une véritable sortie de crise.

Centrafricains, Centrafricaines,

Mes chers compatriotes, 

La République centrafricaine notre pays compte parmi ceux qui ont organisé le plus grand nombre de rencontres nationales, baptisées selon les époques et les circonstances : séminaire national de réflexion, grand débat national, dialogue national et dialogue politique inclusif.

Et pourtant, c’est certainement le pays qui a connu le plus grand nombre de crises à répétition. 

C’est pourquoi cette situation doit nous interpeller et nous conduire à une profonde réflexion sur nous-mêmes. 

Pour ma part, le présent forum ne doit pas être un forum de plus. Je le vois comme un cadre intégrateur de toutes les sensibilités politiques, sociologiques, économiques, culturelles et confessionnelles.

Un cadre appelé à débattre de toutes les questions de la société centrafricaine et de proposer des solutions novatrices aux grands défis que doit affronter une société moderne du 21eme siècle.

Ce forum doit aussi être un cadre approprié en vue d’approfondir les réflexions sur toutes les questions qui nous opposent ou nous divisent, afin qu’au sortir de cette rencontre qui se veut déterminante pour notre pays, les grands axes stratégiques de la refondation d’une nouvelle république, unie, solidaire, forte et fière de sa diversité soient posées.

Ce forum ne sera pas un tribunal populaire pour juger et jeter l’anathème sur les uns et les autres. Il ne sera pas non plus un cadre de calculs politiciens ni de remise en cause des Institutions de la Transition en cours, déjà réglementée par la Charte Constitutionnelle de la Transition. Ni l’occasion de distribuer des primes à l’impunité à travers une amnistie générale en faveur des bourreaux du peuple Centrafricain.

Il doit au contraire nous permettre de projeter ensemble et sereinement notre futur collectif. C’est pourquoi, nous devons nous dépasser pour être au-dessus des querelles partisanes et inutiles qui ont valu tant de souffrances de toutes sortes aux enfants, aux jeunes et aux femmes qui représentent la grande majorité des victimes de ces crises.

Nous devons tous avoir plutôt une pensée profonde pour toutes ces victimes et dégager des perspectives prometteuses pour la jeunesse, les femmes, les ex combattants, les personnes déplacées et les réfugiés pour un Centrafrique nouveau.  

Fort heureusement, beaucoup de Centrafricains, fatigués des querelles intestines, des conflits interminables et des guerres fratricides partagent cette conception et sont résolus à s’inscrire dans une démarche de réconciliation et de reconstruction du pays.

Mes Chers compatriotes,

L’image de notre pays a été ternie à travers le monde par les horreurs et les actes de barbarie que nous avons eus à commettre. C’est à nous de saisir l’opportunité de ce forum pour prouver au contraire que nous sommes un peuple digne, capable de tourner la page d’un passé sombre et d’écrire les belles pages d’un futur différent pour la République Centrafricaine.

C’est aujourd’hui qu’il faut reconstruire la République Centrafricaine de demain sur de nouvelles bases plus solides. Vous qui êtes là avez le privilège d’être les artisans de cette reconstruction. Ne perdez pas de vue que vous portez les espoirs de tout un pays, de tout un peuple qui est à l’écoute qui de ce qui se dira et se décidera ici.

Distinguées invités, Mes chers compatriotes,

L’actuelle transition est le résultat d'un long processus auquel nous avons tous pris part. C'est le fruit d'un compromis national, sous régional et international.

Ainsi, dans la feuille de route de la Transition, il est clairement indiqué que celle-ci doit déboucher sur l’organisation d’élections libres, démocratiques et transparentes. L’enjeu des élections à venir n’est plus à démontrer. Le soutien financier à la République centrafricaine ne pourra se poursuivre que si le processus électoral aboutit dans les délais par le retour à la légalité constitutionnelle. Nous devons donc tout mettre en oeuvre pour que d’ici le mois d’août, un Gouvernement légitime sorte des urnes. C’est à cela que s’attèle le gouvernement de transition et l’Autorité Nationale des Elections, avec l’appui des partenaires extérieurs.

Afin d’accélérer le processus électoral, un Comité Stratégique travaille désormais étroitement avec l’Autorité Nationale des Elections et les partenaires internationaux afin que tout soit mis en œuvre pour l’organisation effective de ces élections qui marqueront la fin de cette transition.

Bien que n’étant pas candidate aux élections en question, conformément à mon serment, j’ai de toute évidence le devoir de veiller à ce que celles-ci ne replongent pas le pays dans l’abîme par une mauvaise organisation. 

Le code électoral révisé tiendra toute sa place dans le processus ainsi que le référendum constitutionnel. L’ANE est appelée à assumer de lourdes responsabilités dans ce processus. Nous espérons qu’elle aura à temps tous les moyens utiles au déclenchement des diverses opérations devant conduire au scrutin de juin – juillet 2015.

Le processus électoral est en réalité l’affaire de tout le monde. Il appelle la mobilisation générale des Institutions et des Forces Vives de la Nation. Des propositions de mesures concrètes visant la reconstruction de la cohésion sociale et la gestion de nos conflits par le dialogue seront les véritables leviers de la réussite de ces élections.

Les candidats, quels qu’ils soient, devront proposer au peuple centrafricain une vision de la RCA, des projets de société assortis de véritables programmes de Gouvernement autour d’un véritable projet de Renaissance Nationale. 

Le forum de Bangui devra, par son bon déroulement, créer les conditions d’une bonne organisation de ces élections en amorçant le nécessaire désarmement des coeurs et des esprits sans lequel il ne pourra y avoir d’élections apaisées. 

Vous comprendrez alors pourquoi, dans les sillages des Chefs d’Etat de la CEEAC qui ont formulé l’idée d’un dialogue inter centrafricains à Ndjamena, j’ai personnellement soutenu et défendu l’organisation de ce forum sur lequel se fondent les espoirs de tout un peuple. Je suis persuadée que ce forum sera le point de départ de la véritable renaissance de la République Centrafricaine.

Distinguées invités, Mes chers compatriotes,

Par-dessus tout, l’avenir de la RCA dépend d’une bonne maitrise de la situation sécuritaire. Mais la sécurisation et la pacification totale de la République Centrafricaine appelle un vaste programme de Démobilisation, Désarmement, Réinsertion et Rapatriement. Cette opération lourde et sensible demande un projet clair avec un coût inestimable. Il requiert non seulement une volonté politique, un vaste consensus notamment des belligérants, mais aussi la mobilisation des ressources internes et externes. Il en est de même de la refondation des FACA qui s’impose sur la base des principes républicains et d’une nouvelle vision du métier des armes. Un programme de DDRR et de RSS  

Méticuleusement élaboré devra prendre en compte toutes les contingences et notamment la projection de la future Armée Nationale refondée sur des bases républicaines et modernes.

Cette question mérite un débat au Forum de Bangui afin de projeter en connaissance de cause la future armée nationale Républicaine, pluriethnique et formée.

Mes chers Compatriotes,

Ma vision d’une nouvelle République centrafricaine que j’appelle de tous mes voeux se décline essentiellement en un état de droit au service de citoyens centrafricains capables de rêver et de bâtir leur projet d’existence dans un pays moderne, prospère et durablement en paix.

Ce rêve, je souhaite et je tiens à le partager avec tous les participants au forum, sans exception.

En conséquence, au cours de ce forum, je nous invite tous à:

Définir les grands axes d’orientation en vue de promouvoir une nouvelle citoyenneté faite de responsabilités individuelles et collectives réciproques. Avant de revendiquer des droits, chaque citoyen doit d’abord assumer ses devoirs et ses responsabilités citoyennes vis-vis de l’état, de la collectivité et du monde. Nous devons prendre véritablement conscience de la difficile situation de notre pays et nous mettre résolument au travail. 

Je nous invite par ailleurs à élaborer ensemble un nouveau contrat social en vue de garantir l'égalité des chances pour tous à l’accès à l’éducation, à la santé, à la formation et à l’emploi. Ainsi, nous pourrons construire, renforcer et développer la cohésion sociale au sein d’un Etat-Nation en acceptant nos différences;

Je nous invite également à proposer des bases de reconstruction de nos institutions pour en faire des institutions solides et compétentes, capables de moderniser l’état centrafricain afin de le transformer en un état développeur dans ce contexte de mondialisation;

Je nous invite aussi à proposer des bases d’une gouvernance de proximité qui, au-delà du processus traditionnel de décentralisation, commande aux gouvernants d’être plus près des préoccupations des populations afin de mieux comprendre leurs attentes légitimes et d’y apporter des solutions appropriées;

Je nous invite aussi à proposer des mécanismes qui vont permettre à un état centrafricain moderne de bâtir une base économique solide et promouvoir un secteur privé national moderne et compétitif. Il nous faut dépasser les simples incantations fondées sur les ressources naturelles dont notre pays regorge, pour construire un nouveau modèle économique capable de créer de la richesse et de garantir des emplois pour nos jeunes, nos femmes et tous les citoyens centrafricains en quête légitime d’amélioration de leur qualité de vie; 

Je nous invite enfin à proposer un cadre et des mécanismes de concertation et de dialogue permanent qui permettront aux centrafricaines et aux centrafricains de devenir des parties prenantes qui construisent ensemble et gagnent ensemble.

Distingués invités,Chers compatriotes,  

Les axes thématiques retenues pour ce forum portent sur : 

 - la Paix et la Sécurité ; 

 - la Gouvernance ; 

 - la Justice et la Réconciliation ; 

 - le Développement économique et social. 

Comme vous le voyez, au-delà des invectives politiques, ce forum doit permettre aux centrafricains de décliner clairement leur vision des perspectives d’avenir pouvant placer la République Centrafricaine sur la voie de l’émergence.

Nous devons sortir de ce forum avec une nouvelle vision de notre Etat Nation, un nouveau contrat social de valeurs et de cohésion nationale et un accord global et définitif de paix et de réconciliation. 

Je veillerai personnellement au respect des engagements qui vont être pris au cours de ce forum. 

Distingués invités, Chers compatriotes,

Avant de finir, permettez-moi de rendre un hommage mérité à la Commission Préparatoire du Forum de Bangui qui a posé les bases de nos travaux. J’adresse également toutes mes félicitations au Comité Technique d’Organisation pour la qualité du travail abattu en un temps record et au Présidium du Forum pour tout le travail de supervision effectué dès sa mise en place, en amont du Forum sous la présidence du Professeur Abdoulaye BATHILY.  

C’est aussi le lieu de saluer la volonté de l’ensemble des forces vives de la nation de s’impliquer dans le processus du Forum, par une présence effective dans tous les organes du Forum.

Je terminerai mes propos en témoignant encore à l’endroit des Hôtes de marque et de tous nos partenaires de la Communauté Internationale notre profonde gratitude pour tout l’accompagnement dont nous avons bénéficié jusque-là et surtout pour leur présence remarquée à cette cérémonie.

Permettez-moi de louer l’appui multiforme des pays amis et frères et d’exalter l’action de la Communauté Internationale qui a facilité la tenue de ce forum. La mobilisation a été générale au sein des partenaires bilatéraux et multilatéraux tant pendant les consultations populaires à la base que dans les différentes étapes de la préparation et de l’organisation de ce forum.

Je tiens ainsi à remercier la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA), la force Sangaris pour leurs divers appuis logistiques et le Centre de Dialogue Humanitaire (CDH) pour son accompagnement depuis le début du processus du dialogue.

Ces remerciements vont également à l’endroit de Son Excellence José Edouardo Dos Santos, Président de la République d’Angola et de l’Organisation de la Coopération Islamique pour leur appréciable appui financier, sans oublier la CEEAC, la BAD et l’Union Africaine.

Distingués invités, Chers compatriotes,

Pour finir, je formule l’ultime voeu, après ce forum : 

- d’une République Centrafricaine débarrassée de tous les démons de la division, de la haine et du rejet de l’autre,

- d’une République Centrafricaine composée de citoyens conscients de leurs devoirs et engagés dans la défense de leurs droits,

- d’une République Centrafricaine laïque, multiconfessionnelle, multiethnique et multiculturelle,

- d’une République Centrafricaine une et indivisible,

 C’est sur ces mots d’espoirs que je déclare ouvertes les assises du Forum National de Bangui

Vive la solidarité internationale, Vive la République Centrafricaine.

Je vous remercie pour votre bienveillante attention. 

Bangui le  lundi 4 mai 2015