Bangui : Près de 24 tonnes de produits pharmaceutiques alcoolisés et drogues prohibés.

Très redoutée, Mme Rachel Ngakola, directrice générale des douanes et droits indirects du Centrafrique, a procédé vendredi 5 juin 2015, à la destruction par incinération d’une grande quantité de produits pharmaceutiques, alcoolisés et drogues prohibés.Dg rachel

Rachel Ngakola, directrice générale des doaunes

C’est dans le 2e arrondissement de Bangui avec le concours du colonel Guy-Bertrand Damango, directeur général de la gendarmerie nationale du Centrafrique, de Mme Christine Teteya maire du 2e arrondissement de Bangui, du docteur Jean-Patrick Kouma directeur général de l’unité de cession de médicament – UCM- et de Ghislain Grésenguet procureur de la république qu’à eu lieu la destruction de près de 24 tonnes de produits de drogues et d’alcools prohibés par l’état du Centrafrique :   

310 sacs de chief de 4 kg, soit 13,330 tonnes,

7 balles de chief de 150 kg soit 1,05 tonnes,

600 cartons de megor de 14 kg, soit 8,4 tonnes,

5 colis de tramadole de 50 kg, soit 250 kg,

9 cartons de dypironne de 30 kg, soit 270 kg.

Mme Rachel Ngakola, directrice générale des douanes a déclaré "Dans le cadre de sa mission régalienne de protection, non seulement de l’économie du Centrafrique, mais également de la population, la douane par ses services douaniers compétents a pu saisir une quantité importante de ces produits que nous sommes en train de détruire. Il s’agit des produits alcoolisés et prohibés pour l’importation et la commercialisation sur le territoire centrafricain." Pour sa part le docteur Jean-Patrick Kouma, a souligné "c’est un grand risque que courent les consommateurs de ces produits. Le dypironne par exemple, est une molécule hémato-toxique, c’est-à-dire que lorsqu’on l’utilisait, les cliniciens ont remarqué qu’il détruisait les globules rouges. Comment voulez-vous que de tels médicaments puissent continuer à être utilisé dans le pays ? C’est justement pour cela que le ministère de la santé publique a pris la décision d’interdire l’utilisation de cette molécule".

Le témoignage du Colonel Guy-Bertrand Damango, directeur général de la gendarmerie est plus éloquent : "24 tonnes de produits toxiques, c’est considérable et c’est un grand coup d’accélérateur au processus de sécurisation intérieure du Centrafrique. Ces derniers temps, les conducteurs de moto-taxis, voire des conducteurs de taxis et bus sont toujours sous l’emprise de ces produits nocifs et nuisibles pour leur propre santé, d’où plusieurs accidents que nous avons connus qui sont d’ailleurs très élevés dans les statistiques. L’action de ce jour, va motiver davantage les agents de répression que nous sommes, aller à la recherche et à la saisie de ces produits, afin d’épargner notre jeunesse de cette auto-destruction qui a de graves conséquences sur la sécurité intérieure."

6 juin 2015

Colonel damango

Colonel Guy-Bertrand Damango