Communiqué de presse du FROCCA

Communiqué de presse du FROCCA suite au rapport des Nations unies sur la situation en Centrafrique

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François Bozizé, président déchu le 24 mars 2013

Le 14 août 2013, le représentant spécial du secrétaire général et chef du bureau intégré des Nations-unies en Centrafrique -  BINUCA-, le général de corps d’armée Babacar Gaye, la secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires, Valérie Amos et le sous-secrétaire général aux droits de l’homme, Ivan Simonovic ont présenté un exposé sur la situation en Centrafrique devant le conseil de Sécurité des Nations-unies.

En exprimant leur préoccupation devant la détérioration de la situation sécuritaire relative à l’effondrement de l’ordre public et l’absence des structures étatiques, ils ont déploré les violations du droit humanitaire, les violations généralisées des droits de l’homme, œuvres des éléments de la rébellion Séléka.

Les arrestations et détentions arbitraires. Les actes des violences sexuelles à l’égard des femmes et des enfants. Les cas de tortures, de viols, des exécutions extrajudiciaires.

Les recrutements et l’utilisation des enfants soldats, et des attaques perpétrées contre les civils ainsi que, les profanations des lieux des cultes chrétiens sans oublier les vols, menaces et persécutions aux dépens des organisations humanitaires non-gouvernementales. Sans oublier l'islamisation forcée de la population chrétienne de notre pays ainsi que la privation de la consommation du porc.

Le Mali a été sauvé d'une islamisation forcée, pourquoi pas le Centrafrique. Nous sommes abandonnés de la communauté internationale entre les mains des islamistes.

En niant la gravité de la situation et en rejetant les conclusions de ce rapport, le régime anti-démocratique qui s’est installé en Centrafrique a commis une impardonnable faute morale, politique et démocratique et les juridictions pénales internationales doivent se saisir des dossiers des crimes commis par les séléka et leurs complices politiques du FAR.

Le front pour le retour à l’ordre constitutionnel en Centrafrique –FROCCA- soutient le rapport qui présente avec objectivité les souffrances et les nombreuses désolations du peuple centrafricain, aujourd’hui meurtri.

Il réaffirme son plein soutien à toutes les solutions qu’envisagerait le conseil de sécurité des Nations Unies pour résoudre la crise centrafricaine et lui indique sa volonté de coopérer avec ses institutions, notamment pour ramener la paix, consolider la démocratie et renforcer la stabilité dans le pays, à la seule condition du retour à l’ordre constitutionnel en Centrafrique.

Nous condamnons avec la plus grande fermeté les assassinats et les atteintes aux droits de l’homme que la rébellion de la Séléka continue de perpétrer sur le paisible peuple centrafricain. Il exprime ses condoléances aux familles éprouvées, au peuple centrafricain et demande que la lumière soit faite au plus vite sur ces actes inhumains.

Le FROCCA appelle l'ensemble des forces politiques et sociales centrafricaines à  faire plus que jamais preuve du nécessaire esprit de responsabilité pour préserver l'unité nationale et obtenir sans délai, le rétablissement de notre président élu, qui doit garantir la poursuite du processus démocratique dans notre pays.

Fait le 16 août 2013

Le coordonnateur  - Maître Lin Banouképa