L'ONU déclare que le Centrafrique est au bord de l'éffondrement

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D’après l’ONU le Centrafrique a déjà un pied dans le gouffre et le second sur le point de tomber. La crise violente et insoutenable dans lequel le pays  se trouve dans le chaos le plus total depuis l’arrivée le dimanche 24 mars 2013 des rebelles de la coalition de la Séléka.

Pour sa part Valérie Amos secrétaire générale adjointe de l’ONU en charge des affaires humanitaires devant le conseil de sécurité a déclaré  "La République centrafricaine n'est pas encore un état en faillite, mais elle risque de le devenir si des mesures ne sont pas prises rapidement".

Valérie Amos après avoir effectué un déplacement à Bangui en juillet 2013, souligne que plus de la moitié des enfants subissent la crise humanitaire qui sévie. Près de 2 millions de personnes ont besoin d’une aide très urgence et près de 490.000 personnes sont en situation d'insécurité alimentaire sévère et que des milliers d'enfants souffrent de malnutrition aiguë.

En juillet 2013, l’Union africaine a mise en place une mission de consolidation de la paix en Centrafrique composée de 3 600 hommes.

Le général Babacar Gaye émissaire de l’ONU pour le Centrafrique  et Ivan Simonovic,  sous-secrétaire général aux droits de l'homme, ont déclaré au conseil de sécurité que ce contingent africain serait sans doute insuffisant  pour mettre un terme à la crise. A souligner que le Centrafrique pays artificiel de par ses frontières -anciennement Oubangui Chari- possède des frontières avec 6 pays de la sous-région.

Selon des sources concordantes ayant requis l’anonymat, des négociations seraient en cours notamment avec le Congo Brazzaville – Tchad et Soudan - pour modifier les frontières du Centrafrique.

Ivan Simonovic a précisé "Une force aux effectifs plus fournis et plus diversifiés sur le plan des nationalités qui la composent est nécessaire pour garantir la sécurité et protéger la population" en ajoutant « Une telle force empêcherait aussi des groupes rebelles étrangers, tels que l'Armée de résistance du Seigneur ou des groupes islamistes radicaux, de trouver refuge dans ce pays."

Le général Babacar Gaye a déclaré entrevoir une légère amélioration de la situation à Bangui, «l’absence totale" d'état de droit favorisait la poursuite des pillages, des enlèvements, des actes de torture et des massacres à travers le pays en insistant "En l'absence de chaîne de commandement, le Centrafrique risque de sombrer dans l'anarchie et le chaos".