Déclaration de Karim Meckassoua .

Je condamne avec force les violences inqualifiables des derniers jours à Bangui et les extrémistes qui s’en rendent coupables.

Ces derniers jours, Bangui la capitale de notre pays, la République centrafricaine, a subi d’insupportables violences. Des femmes, des hommes et des enfants ont perdu la vie. J’en suis profondément meurtri. Je m’incline respectueusement devant la mémoire des toutes ces victimes innocentes. Je partage les douleurs des familles éplorées.

Quelles que soient l’origine, la foi et les motivations de ces ennemis de la paix, il est inadmissible que de tels déchaînements des passions et de la haine aveugle puissent endeuiller encore une fois la République centrafricaine. Je condamne avec force toutes ces violences aveugles et l’instrumentalisation que certains esprits égarés tenteraient d’en faire.

Le calme doit rapidement revenir à Bangui, plus précisément dans les 3e et 5e arrondissements. Le calme sera assuré au premier chef par les forces de sécurité nationales, assistées par les soldats de la MINUSCA

La violence demeure le pari odieux des extrémistes de tout bord, rejetés par les Banguissois et par tous les Centrafricains.

A l’heure où chacun et chacune réclament la sécurité pour les siens et de quoi faire vivre sa famille, il est temps que l’unité de toutes les filles et de tous les fils de la République centrafricaine soit rétablie, au service de la paix civile et de la réconciliation.

Ce message de paix, exprimé par la majorité des familles de Bangui, doit être entendu par les autorités de Transition. Il n’y aura de retour durable à la tranquillité publique tant que les Centrafricaines et les Centrafricains n’auront pas exprimé par le vote le rejet de l’impunité et de la violence dont se rendent ainsi coupables les agitateurs extrémistes

Meckassoua.RCA@gmail.com

Bangui le 28 septembre 2015