Elections 2015 ? Michel Amine s'exprime

Michel amine

Michel Amine, président de l'UNDP

Centrafricains, Centrafricaines, Mes chers Compatriotes,

Du plus profond de mon cœur, je voudrais d’abord, et avant de commencer tout autre discours, vous remercier pour votre soutien indéfectible à mon égard personnel, à l’égard de notre parti l’UNDP et á l’égard de notre projet de société la Révolution Verte, que nous ménageons aux prix de gros efforts, et des sacrifices énormes à la faveur de notre cher et beau pays la République centrafricaine.

Y aura-t-il des ou pas les élections groupes en cette fin d’année 2015 ?

Telle est la question que se pose aujourd’hui le Centrafricain lambda, celui-là qui fort de la souffrance endurée depuis près de 3 ans maintenant, s’interroge vivement sur la question. Et la classe politique centrafricaine semble être vraisemblablement divisée sur la question, car pour certains, il faudrait tenir coute que coute ces élections en cette fin d’année 2015, ceci afin premièrement d’arrêter la souffrance et l’hémorragie centrafricaine, et deuxièmement que les autorités élus par le peuple a l’issue des élections puissent mettre en place un programme de développement économique et social durable, vue surtout que la Communauté internationale en général, et les pays de la sous-région en particulier ont arrêté avec les autorités de transition, un calendrier prévoyant la fin de la transition pour le 30 décembre 2015.

D’autres par contre estiment que les conditions ne sont toujours pas réunies pour tenir une élection libre et transparente á la fin de cette année, et que par conséquent, la nécessité d’une 3e transition s’imposerait bien.

Il ne serait cependant pas étonnant qu’il y ait véritablement bien un jeu d’intérêts entre ces deux camps, ou chacun tire sur la ficelle d’aller ou pas aux élections.

A l’UNDP, nous pensons sincèrement que toute personne épris de PAIX, ne saurait s’opposer á la tenue des élections en cette fin d’année 2015. Cependant, et la question de la mauvaise gérance des élections ayant toujours été en partie la cause des conflits dans notre pays, l’UNDP en appelle vivement á la vigilance de tous les centrafricains, et rappelle que la situation ambiante actuelle en Centrafrique n’est pas insoluble, elle nécessite simplement le respect scrupuleux des engagements pris par les acteurs de la transition vis á vis des centrafricains.

Voilà pourquoi á l’UNDP, nous invitons tous ceux qui ont la responsabilité de ce pays á l’heure actuelle, de prendre des mesures et des dispositions qui s’imposent, afin que les élections se tiennent comme prévues á la fin de la transition.

A l’endroit de la communauté internationale en général, et des amis de la Centrafrique en particulier, je formule personnellement le vœu de les voir jouer, comme par le passé, un rôle positif, et qu’ils pèsent suffisamment de leur poids, afin qu’il y ait pas de 3e transition, la transition de trop.

Mers chers compatriotes,

Depuis les 30 dernières années, les mots argent, finance et investissement ont disparu du vocabulaire politique centrafricain, car ici, on parle "d'aide", "de reçevoir", "venez nous donner de l'argent"..

C’est donc ici l’occasion idoine pour moi de vous rappeler á nouveau que mon ambition est de faire de la République centrafricaine à travers la Révolution Verte, un pays prospère, plein d’opportunités pour tous ses enfants quelles que soient leurs origines sociales.

Je veux œuvré pour remettre les vocables "argent", "finance", "investissement" au centre du débat politique, et des populations. Voilà pourquoi la Révolution Verte, nous ne l’engagerons pas pour un individu, une ethnie, ou une religion. Mais nous l’engagerons au profit de tout le peuple centrafricain. Non pas dans la violence, mais dans la paix, cette paix la si chère, et qui est un préalable sans lequel toute idée de développement ne serait qu’illusoire.

En effet, après la naissance de notre parti en 2014, né dans un contexte socio-politique extrêmement difficile, avec les guerres fratricides entre les enfants de la Centrafrique, le parti a pu répondre grâce à son Président, aux besoins immédiats de nombreux compatriotes, en octroyant des aides matérielles et financières diverses.

Nous avions été au-devant des scènes organisées pour la paix, y réconcilier nos frères et sœurs, même si beaucoup reste à faire sur ce point. Bien que l'aide matérielle et financière soit un geste Humain, il ne saurait profiter à tous les centrafricains et ne peut garantir à tout le peuple un avenir radieux. Sachant donc que cela ne peut durer longtemps. Et convaincu du sage proverbe japonais qui invite à apprendre à quelqu'un à pêcher au lieu de lui donner du poisson tous les jours, l'UNDP dans sa démanche patriotique si cher à son Président fondateur, en plus d'œuvrer davantage pour la réconciliation nationale, le renforcement de la sécurité, annonce la mise en marche dès janvier 2016, des grands investissements portant sur la révolution verte et sur d'autres sujets d'intérêts économiques.

C’est pourquoi, et pour ne donner que des grandes lignes, ces investissements s'étaleront sur une période de 5 ans avec un budget global d' investissement de 478 milliards de Fcfa, lesquels seront investis dans la création des palmeraies, plantations de coton, la culture du maïs, des fleurs, de la pisciculture, l’élevage, la création des usines de savonnerie, de parfumerie et de produits cosmétiques etc…

Sur ce budget global, 200 milliards de Fcfa seront alloués pour les investissements au courant de l'année 2016.

Les investissements permettront de créer 500 000 emplois dont 8000 centrafricains vivant à Bangui seront recrutés dans les usines citées plus haut et qui verront le jour dans la capitale.

Pour être un peu plus précis, les fleurs issues des plantations seront commercialisées non seulement pour la décoration, mais aussi seront exploitées dans les industries de parfumerie et des produits cosmétiques. La création des palmerais aux fins de palier à l'insuffisance de l'huile sur le marché local permettra par ailleurs de développer des grandes industries de savonnerie.

Le coton et l' élevage sont d'autres secteurs dans lesquels nous investirons pendant les cinq prochaines années les moyens pour permettre aux industries pharmaceutiques et vestimentaires de compter sur nous tout en nous garantissant des retombées susceptibles de ménager le bien être de notre population. Je précise que la culture du coton succédera à l'achat prioritaire auprès des paysans et autres coton-cultures, des tonnes de Cotons stockés depuis 3 ans, et qui permettraient un développement plus approprié dans le domaine du textile.

Voilà chers compatriotes la position de l’UNDP sur la question des élections, et de façon succincte ce qui nous attend tous à partir de janvier 2016.

Je souhaite à tous et toutes une excellente journée!

Que Dieu bénisse la République centrafricaine

Michel Amine 

Président de l'Union nationale pour la démocratie et le progrès –UNDP-.

10 septembre 2015