Le pouvoir de transition du Centrafrique passe à l'offensive en Afrique du Sud

Une importante délégation de la transition du Centrafrique conduite par la présidente Catherine Samba-Panza, se trouve actuellement à Johannesburg en Afrique du Sud. Pour mémoire le Centrafrique est toujours suspendu des instances de l'Union africaine, rassemblée en sommet. Une offensive avec un double objectif : obtenir de l'argent pour financer les élections et le programme de désarmement des groupes armés. Mais repartir à la conquête des investisseurs, notamment sud-africains.

L'objectif de cette offensive diplomatique, c'est de rassurer notamment les partenaires du Centrafrique sur la capacité de la transition à mettre le pays sur les rails. D'une part par le truchement des élections pour mettre un terme à cette transition au plus tard d'ici la fin de l'année 2015. Un grand hôtel de Pretoria a abrité une réunion consacrée au Centrafrique et à cette occasion Catherine Samba-Panza a souligné " le désarmement des groupes armés et les élections. Mais dans un cas comme dans l'autre, il faut de l'argent, les ressources propres de la transition restent insuffisantes.

Pour sa part Marie-Noelle Koyara ministre d'état chargée de la défense a déclaré "Il y a déjà les Nations unies qui ont commencé en mobilisant un peu de ressources, nous avons aussi certains pays africain, dont l’Angola, qui a fait un geste. Et nous pensons qu’il est important que nous puissions boucler ce financement, qui tourne autour de 8 millions de dollars. Pour l’instant on n’a pas le montant..... Un appui de l’Union africaine serait important pour nous afin de pouvoir boucler vraiment cette phase de pré-DDR ."

Malgré les retards et soubresauts, mais forte des résultats du forum national de Bangui, la délégation est présente pour convaincre ses partenaires, l'Union africaine, les pays de la région, de la nécessité de mettre une fois de plus la main à la poche pour venir en aide au Centrafrique. Le développement à été abordé. De son côté Joseph Agbo ministre des mines a souligné " que le processus de Kimberley pourrait autoriser une levée partielle de l'interdiction d'exporter les diamants centrafricains d'ici la fin du mois de juin 2015" ajoutant "Aujourd’hui le stock est évalué à 4 milliards. Voilà tout de suite ce stock qui pourra bénéficier de la levée de la sanction. C’est très important, parce que le diamant constitue, avec le bois, les deux produits à l’exportation du Centrafrique. Déjà on ne vivait que sur un seul produit. Si maintenant le diamant se remet à apporter des finances à l’état, c’est extraordinaire. Ça va au moins nous aider à répondre à nos charges régaliennes."

La CEEAC a fixé la fin de la transition au 25 décembre 2015. A suivre...

Le 12 juin 2015