Les inéligibles de Samba-Panza ou quand l'iniquité trahit la fébrilité d'un régime terriblement anxieux

Par Guy-José Kossa

Moi Présidente de la transition, aussi vrai et aussi longtemps que je le resterai, tout le monde peut prétendre au fauteuil de chef d’état en RCA, mais je vous en conjure, ceux-là, jamais ils ne passeront ! Franchement, pour qui se prennent-ils ces prétendants prétentieux, ces arrogants impénitents et gonflés à bloc ? Qu’ont-ils à refuser de venir se prosterner devant moi, se lamenter, négocier leur avenir et passer ensuite à la caisse comme font tous les autres candidats ? Pire, ces orgueilleux finis et tous ceux qui les soutiennent, pourquoi s’emploient-ils à faire croire au monde entier que moi Samba-Panza, non seulement je ne vaux absolument rien, mais qu’en plus je n’existe pas à leurs yeux ? Et pendant que tous les autres ont mieux fait d’opter pour le silence et l’indifférence, les voilà par contre qui passent leur temps à me narguer, à comploter contre moi et mon régime, à écrire à longueur de journée aux quatre coins de la planète pour dénier mon autorité, m’insulter et me dénigrer. Ne sont-ce pas là des délits suffisamment graves pour justifier entre autres le retrait des passeports, l’interdiction de voyager et la traduction en justice pour atteinte et complicité d’atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l’état, toutes choses qui concourent à frapper ces "cancres" d’inéligibilité à vie ? En tout cas, vous êtes prévenus : justice ou pas justice, droit ou pas droit, élections ou pas élections, je veux les avoir par tous les moyens, un à un et chacun à son tour jusqu’au dernier, ou tous en même temps s’il le faut ! Ils ne perdent rien pour attendre. Le pouvoir suprême dans ce pays c’est moi ! J’ai dit et je répète que j’ai choisi de le remettre quand je le déciderai, à un opposant de jour et allié de nuit, à un "collabo" de tous les régimes demeuré toujours fidèle à sa ligne. Au moins lui qui est prêt à vendre son âme au diable pour le pouvoir, je l’ai utilisé depuis le début de mon mandat, je l’utilise encore, et je saurai toujours l’utiliser au cœur même de "l’opposition", pour à la fois berner et déstabiliser les uns, "arroser" les autres et surtout régler en douceur le compte à tous les récalcitrants. Ma parole de femme et Présidente de la république !"

L’auteure de ces lignes, vous vous en doutez bien, n’est en toute évidence pas Samba-Panza. Mais croyez-moi, chère lectrice et ami lecteur, le véritable rôle de l’observateur attentif et du modeste scribouillard que je veux être, consiste justement à entrer par effraction dans la tête des principaux acteurs sociaux et politiques de notre pays, et d’y "creuser, fouiller, bêcher, ne laisser nulle place où la main ne passe et repasse", de manière à en extraire la moindre "substance exploitable" et d’y découvrir tout indice susceptible de faire l’objet d’une analyse minutieuse et profonde. Du coup – mises à part les injures et menaces -, le quotidien de celui qui a choisi de se mêler de tout ce qui ne le regarde pas – comme moi -, se nourrit en permanence, de l’examen détaillé des faits et gestes, des discours, des propos en apparence banals de tous ceux qui en Centrafrique, ont cette prétention d’appartenir à la classe politique ou à la société civile. Au bout de la trajectoire, cette démarche intellectuelle permet d’anticiper, de prévenir et d’informer le plus grand nombre possible de compatriotes, des éventuelles retombées ou conséquences des "paroles et des actes" de ceux qui nous gouvernent ou aspirent à le faire. En effet, ces actes et ces paroles qui demandent toujours à être décryptés, fondent et donnent à la vie politique et sociale son sens et ses orientations. Pour s’en convaincre, quoi de mieux que de relire entre autres, ces nombreuses pages d’analyse et de réflexion publiées sur le présent site, avant , pendant et après le fameux forum de Bangui, véritable sujet d’actualité mais surtout de préoccupation s’il en est !

Ceci étant, il est clair que pour lui succéder, dans la tête de Samba-Panza, existent des candidats acceptables et d’autres qui le sont moins. Des éligibles et naturellement des inéligibles par la volonté du Prince, et pour des raisons diverses.

Les inéligibles de Samba-Panza ? Parlons-en !

Tout d’abord, le candidat déclaré à la présidentielle Michel Amine, pour avoir eu l’outrecuidance en si peu de temps et à chaque passage au pays, "d’en mettre plein la vue" des autorités de Bangui en exhibant, usant et abusant de son insolente fortune, a commis à la fois le péché d’orgueil et un crime de lèse-majesté. Comment a-t-il pu se mettre en tête de vouloir faire plus que tous les autres candidats réunis, et surtout de faire mieux que la chef de l’état et son régime de transition en matière de dons, dans un pays où jusqu’ici seule Samba-Panza peut se permettre de dépenser et de distribuer à volonté des billets de banque, fussent-ils des dollars d’Angola ? N’est-ce pas un bras d’honneur fait à son Excellence Mme la présidente de transition, de constater que pendant des jours durant à l’Hôtel Ledger ou ailleurs, des centaines de compatriotes, chacun "vêtu comme un oignon" et tous comme des "gueux plus bourrés d’ail et d’oignons que tous les forçats de Rome", viennent "se mettre en rang d’oignon", pour recevoir chacun sa part de billets de banque des mains d’un ovni nommé Amine ? N’est-ce pas là prétention et arrogance pour un prétendant au fauteuil présidentiel encore pleinement occupé et peut-être pour longtemps interdit? Amine cher ami, vous avez été imprudent ! Aucun chef d’état n’aime entendre parler de succession, à plus forte raison "subir" en silence un successeur qu’il n’a pas choisi. Ils vous ont eu et vous voilà condamné. Ainsi, leur but semble atteint : L’inéligibilité. Malgré tout, si j’avais un conseil à vous donner, je dirai : n’abandonnez jamais. Enfin, je vous dédie volontiers cette belle citation de Winston Churchill : "La politique est plus dangereuse que la guerre. A la guerre, vous ne pouvez être tué qu’une seule fois. En politique, plusieurs fois."Amine, vous êtes mort ; ressuscitez donc ! Surtout, gardez-vous de ne pas vous laisser abattre aussi facilement. "Votre adversaire, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera." (1 Pierre 5 : 8).

Et le prochain sur la liste des inéligibles de Samba-Panza ? Le Professeur Gaston Mandata-Nguerekata bien sûr ! Beaucoup de centrafricains vous le diront, il est aujourd’hui l’un des dignes et rares fils du pays, capable de résister et de s’opposer à l’offensive d’émasculation politique du pouvoir en place.

Pris en grippe par la Reine Catherine 1er et les membres de sa cour, notre mathématicien de renommée internationale et grand spécialiste des équations différentielles, on s’en doute, devrait s’habituer désormais et sous peine d’inéligibilité programmée, à résoudre en particulier, des "équations présidentielles machiavéliques et iniques" que nombre de courtisans et d’intrigants à la manœuvre, s’activent d’ores et déjà à lui tendre.

Décidément, la Centrafrique rend fou !

Comment en RCA peut-on se dire homme politique, et jouir de la réputation d’homme politique, sans jamais agir en homme politique ? A vrai dire, le Professeur Gaston Mandata-Nguerekata si l’on veut – et si c’est le but absolument recherché -, n’est pas un être infaillible et exempt de tout reproche. Que l’on veuille désapprouver comme pour n’importe quel homme d’action, ses orientations et ses prises de positions politiques avec lesquelles personne n’est obligé d’être d’accord, cela est de l’ordre du débat d’idées. Mais dans tous les cas, et sauf à souffrir d’une mauvaise foi honteuse, comment ne pas apprécier et reconnaître en l’homme, un parangon de courage politique pour ne pas dire de courage tout simplement. Comment ne peut pas se satisfaire de ce que le Nguerekata que l’on connaît à travers son engagement patriotique et ses actions sociales, brûle de la passion de la RCA, lui qui sans hésitation, a choisi volontairement de renoncer à toutes les "sécurités" de son existence douillette, pour venir vivre, partager, affronter et replonger en profondeur dans la boue puante de toutes "les insécurités" où pataugent misérablement depuis des années ses compatriotes par centaines de milliers. Et depuis ce retour en politique, l’histoire retiendra que Nguerekata, tout David qu’il était, fut pratiquement le seul, à oser se mesurer frontalement au Goliath d’alors, représenté par Djotodia et ses milliers de combattants endiablés de la Seleka. Mieux, à une époque où, envisager un voyage en dehors de Bangui n’était pas simplement un acte de bravoure, ou une preuve de témérité, mais surtout une pure folie, Gaston Mandata-Nguerekata a risqué des tournées dans des villes de l’arrière-pays, sans se soucier ni de sa vie, ni de sa sécurité personnelle, ni de combien il en coûte à sa famille de voir ainsi partir un père et un époux. Fidèle à ce qui le fait courir, Nguerekata poursuit encore et toujours aujourd’hui son petit bonhomme de chemin, en toute liberté mais non dans l’indifférence qui est le propre des imposteurs, ni le silence "stratégique" qui caractérise les margoulins.

Pour tout dire Professeur, nul ne peut empêcher le soleil de briller ! Grosse tête vous êtes, "grande gueule" demeurez ! Soyez-en rassuré. Nous serons toujours ensemble et partout présents, toutes les fois que le combat sera juste et la cause noble. Vouloir à tout prix recourir pour vous atteindre à l’inéligibilité dans l’iniquité n’est rien moins que preuve de fébrilité !

Décidément, la Centrafrique rend fou !

Chère lectrice et ami lecteur, le moment n’est-il point venu en Centrafrique d’agir sur les valeurs et les mentalités ? Encore une fois, "Il est des circonstances qui imposent de ne pas craindre de déplaire, de ne pas chercher à complaire, de ne pas se taire, lorsque ce qui est en cause relève du devenir d’un peuple". (J.B.Placca)

A titre de rappel, en janvier 2014, alors que le CNT se préparait à désigner un successeur au Président démissionnaire Djotodia, j’avais en mon âme et conscience parié sur Samba-Panza, qui me paraissait objectivement posséder tous les atouts du futur Président de la transition, dont notre pays avait besoin. Ce choix, je l’ai exprimé notamment à travers l’article "Catherien Samba-Panza, présidente?" , écrit la veille du vote des Conseillers nationaux. En voici un extrait.

"Sauf erreur, je ne me trompe jamais" disait Alexandre Viallate. Aussi, à la question Catherine Samba-Panza Présidente ? Je réponds nettement, sans broncher et sans faire sourciller plus d’un, oui. Ni Présidente par défaut, ni Présidente par substitution. Moins encore et surtout pas, Présidente par délectation féministe, même si les " mâles" ayant tous trahi, être femme peut apparaître, pour une fois, comme un sérieux avantage.

En effet, depuis l’annonce de sa candidature, je me suis intéressé au parcours de Catherine Samba-Panza, à travers ses activités associatives, son engagement patriotique et ses talents de chef d’entreprise. Sa biographie s’est révélée particulièrement riche. Par ailleurs, de tout ce que l’on a pu écrire à son sujet, et des témoignages glanés çà et là, je retiens en tout cas,- et c’est le moins qu’on puisse dire-, que nous avons affaire au seul vrai  Homme parmi les candidats déclarés"

Même si depuis lors j’ai dû déchanter, j’ai voulu à dessein rappeler ici cette subjectivité que j’assume totalement.

Sur un tout autre plan, dans mon article "Accusé Ziguélé ( Tiangaye, levez-vous … !", et notamment à propos de Martin Ziguélé que certains compatriotes veulent à tout prix présenter comme un dangereux tribaliste anti-yakoma, j’écrivais entre autres ces lignes qu’on peut relire :

"Ceci dit, pour ma part, j’affirme, je confirme et proclame à nouveau que je suis yakoma et fier de l’être ! Je peux tout aussi avouer que cela ne me fait aucunement peur que Martin Ziguélé, s’il est élu, soit le prochain Président centrafricain. Mieux, si son programme politique répondait à mes aspirations profondes, je n’ai aucun problème, et je n’hésiterais pas à lui accorder ma voix. Cependant, et jusqu’à ce que des explications convaincantes soient fournies aux Centrafricains, je me refuse et me refuserai de donner ses chances à un présumé "tribaliste"dangereux en course vers la Présidence de la République."

Encore une subjectivité que j’assume totalement.

Ci-dessus, j’ai fait part de mes réflexions à propos du Professeur Gaston Mandata-Nguerekata que j’entends aujourd’hui soutenir à ma manière et sans réserve aucune, contre l’iniquité qui semble le guetter. Mais quand il avait fallu le « titiller », je n’ai pas hésité à le faire, aussi bien à travers "ou sont passés les intellectuels ? " – qui m’a valu un droit de réponse -, que plus récemment "s’agit – t- il de politique fiction ou d’entente factice ?"

Une autre subjectivité que j’assume pleinement.

A titre personnel, j’aurais tant aimé que ma plume porte toujours la voix de "la veuve, de l’orphelin et de l’étranger". Car face à l’oppresseur quel qu’il soit et quelle que soit la nature de l’oppression, je voudrais toujours me trouver du côté de l’oppressé !

Tenez ! Connaissez-vous Monsieur Abdou Karim Meckassoua ? Ancien ministre d’état et plusieurs fois ministre, il ne s’agit donc pas d’un inconnu sur l’échiquier politique national, bien au contraire. Plus est, son nom est revenu assez régulièrement ces derniers temps dans les médias et pour cause : interdiction de voyager et confiscation de son passeport au moment des formalités au niveau de l’aéroport de Bangui.

Afin de mieux vous permettre de vous imprégner des détails de cette rocambolesque affaire, digne d’un mauvais roman policier et preuve de la "vitalité oppressive" du régime de Samba-Panza, voici le déroulement exact des faits tel que reconstitué:

Cette affaire avait débuté le 12 mai 2015, lorsque Karim Meckassoua, s’apprêtait à prendre le vol TAAG Angola pour Brazzaville où il devait participer au conseil d’administration de Servair Congo. Malheureusement pour lui, il ne réussira pas à quitter la capitale centrafricaine où la police des frontières sur instruction de la hiérarchie et sans aucune notification précise, a procédé au retrait et à la confiscation de son passeport. Trois jours allaient passés sans que Karim Meckassoua ne soit convoqué ni au niveau de la police, ni à celui de la gendarmerie nationale. Et voilà que, comme par enchantement, durant tout le weekend du 16 au 17 mai 2015, aussi bien le ministre de la sécurité, le ministre de la justice, l’Ambassadeur de France à Bangui, ainsi que le Procureur de la république près le tribunal de grande instance de Bangui, vont appeler tour à tour l’intéressé pour lui proposer de lui restituer subrepticement et sans aucune autre forme de procès son passeport. Naturellement, cette offre ne plus guère à Meckassoua qui la déclina. Aussi, vu l’amplitude du vide et de la bêtise que ce retrait laissait entrevoir, mais aussi compte tenu de toutes les interventions relevées, c’est plutôt devant la justice que Meckassoua et ses avocats vont se pourvoir en référé le lundi 18 mai 2015. Mis en délibéré pour le 19 mai, " l’affaire Karim Meckassoua contre le ministre de la sécurité publique en matière de référé", véritable patate chaude s’il en est, sera tour à tour renvoyée au 21,22,27 et enfin 28 mai 2015 où elle se terminera par un jugement rendu sans aucune conclusion du procureur, lequel a confirmé ne pas être partie à ce procès d’une part ; d’autre part, en présence de quelques-uns de ses amis, le procureur avouera qu’il continue de subir des "pressions d’en-haut" par rapport à Meckassoua.

En définitive, "voie de fait à l’égard de sieur Karim Meckassoua, ordonne au ministère de la sécurité publique de restituer dès notification de la présente ordonnance le passeport de sieur Karim Meckassoua et qu’il soit laissé libre de voyager". Telle est la décision qui fut rendue.

Tout ça pour ça, serait-on tenté de dire !

Mais au fond, et sans vouloir jeter la pierre à qui que ce soit, que veut-on ou qui en veut tant à Abdou Karim Meckassoua que l’on soupçonne d’ambition présidentielle ? Mais à ce jour me semble-t-il, ce dernier ne s’est pas toujours déclaré candidat. Et d’ailleurs, est-ce un crime que de vouloir être Président de la république ?

Par ailleurs, s’il est avéré que Meckassoua et Kokaté – cet autre ancien ministre "refoulé" de l’aéroport le même jour -, sont impliqués comme le prétend une "fiche de la gendarmerie du Colonel Damango", pourquoi ne pas engager contre eux des poursuites pénales régulières ?

Tout compte fait, quand le pouvoir s’ingénie à manipuler des témoins – lesquels ont refusés de repartir à la SRI (Section de Recherche et d’Investigation) -, pour fabriquer des infractions contre un citoyen qu’il a pour mission de protéger ; quand on promet à des prisonniers l’élargissement contre des accusations et faux témoignages montés de toutes pièces contre Meckassoua ; lorsque chaque matin on court rapporter à la Présidente de la transition que "Meckassoua injecte des dizaines de millions pour déstabiliser son régime"; lorsque des jeunes filles et de jeunes garçons, responsable d’ONG soutenues par Meckassoua, ainsi que son neveu, tous sont en permanence inquiétés et soumis à des interrogatoires ; alors, tous les courtisans, intrigants, auteurs et complices de toutes ces pressions et machinations contre un homme, que peuvent-ils bien attendre et espérer en retour ? A qui profite le crime ? Qui veut peut-être se protéger, mais de qui ou de quoi ? Ou alors, chercherait-on plutôt à obtenir à tout prix l’inéligibilité d’un éventuel candidat que l’on sait coriace, pour ainsi le déclarer d’office forfait ? Mais alors, quel aveu de faiblesse, quelle fuite en avant, quelle lâcheté ? Ne dit-on pas qu’à vaincre sans péril, l’on triomphe sans gloire ?

Enfin, quoique que l’on veuille penser et dire de Meckassoua – un centrafricain comme un autre -, toutes les fois qu’il se retrouvera dans la position d’oppressé, les oppresseurs trouveront ma plume sur leur chemin, peu importe sa capacité "de résistance massive". Souvenons-nous simplement que "le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien dire " (Albert Einstein ).

Au final, si l’inéligibilité devenait un instrument de banditisme ordinaire et un mode d’expression du gangstérisme politique de Samba-Panza et son cercle, j’ai envie de crier de toutes mes forces "Hélas !". A quelles profondeurs abyssales sommes-nous donc descendus?

Décidément, la Centrafrique rend fou ! Et des centrafricains effectivement fous, veulent absolument rendre fou, ceux qui ne pas du tout fous, et ceux qui ne sont pas encore totalement fous !

Guy José Kossa – GJK – l’élève certifié de l’école primaire tropicale et indigène du village Guitilimô – Penseur social