Touadera effectue un voyage au Liban

21366639 1433760826700071 4113800445829534972 o

Faustin-Archange Touadera @prl

Déclaration de Faustin-Archange Touadera au terme de son entretien avec Michel Aoun, président de la République du Liban

Mesdames, Messieurs,

Permettez-moi d’exprimer ma joie et celle de la délégation qui m’accompagne pour ce voyage en terre libanaise. Je ne sais comment vous remercier pour l’accueil chaleureux et fraternel qui nous a été réservé. Cet accueil est la démonstration de la volonté de votre pays de saluer l’amitié entre le Liban et la Centrafrique.

Je tiens tout particulièrement à remercier mon homologue et frère, Son Excellence Michel Aoun pour m’avoir accordé cet insigne honneur de me rendre en visite officielle dans ce si beau pays.

L’amitié entre le Liban et la Centrafrique est une longue histoire. Et c’est au nom de cette longue amitié que j’ai souhaité relancer la coopération bilatérale entre nos deux pays. Cette visite témoigne de l’engagement des deux pays à pousser cette coopération vers l’avant. Je m’en réjouis.

Je suis ici pour promouvoir un nouveau dynamisme de coopération entre la République centrafricaine et la République du Liban. Ce nouvel élan, que j’appelle de mes vœux, a été au cœur de mes entretiens avec Son Excellence Michel Aoun.

Au cours de cet entretien, j’ai fait part de mon souhait de voir s’intensifier les relations entre nos deux pays dans tous les domaines, notamment ceux de la sécurité et du contre-terrorisme, l’éducation et la formation, l’agriculture, l’habitat, les transports aériens, routiers, maritimes et fluviaux, le ren-forcement des capacités, et les relations diplomatiques. Un accord cadre, s’articulant autour des principes d’amitié et de coopération, constituerait une base large et solide pour promouvoir et développer la relation bilatérale entre nos deux pays.

Nous avons également évoqué la question de la sécurité. Tout comme la Centrafrique, le Liban est directement affecté dans sa sécurité par un contexte régional et intérieur chargé de violences, et de terrorisme. Face à ces dangers et à ce défi sécuritaire, le Liban a su faire preuve d’une grande ténacité que je salue ici. Avec le président Libanais j’ai rappelé le point de vue inaltérable de la Centrafrique pour un Liban souverain et assuré de sa sécurité. Dans ce domaine également, j’ai sollicité un partage d’expérience et une coopération bilatérale soutenue en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme.

Enfin, nous avons parlé de la nécessité de promouvoir et de renforcer les investissements libanais en République Cen-trafricaine. J’ai également rappelé au Président Aoun la longue tradition des investissements libanais en Centrafrique qui remonte au début des années 70. Cette présence libanaise a su se distinguer, avec succès, dans de nombreux secteurs tels que l’éducation, la santé, le commerce, les services, le transport aérien, les mines et l’immobilier. Ces acteurs économiques libanais ont ainsi contribué à nouer des liens forts entre La Centrafrique et le Liban.

Aujourd’hui nous souhaiterions impulser une dynamique nouvelle en associant à notre entreprise de reconstruction nationale le fleuron économique libanais.

Je ne découvre pas le Liban. J’y ai séjourné il y a quelques années, alors que j’étais premier ministre de mon pays.

Aujourd’hui, en tant que président de la République, Chef de l’Etat centrafricain, je reviens dans un contexte de crise en Centrafrique qui plaide pour une solidarité renforcée entre nos deux pays. Je ne doute pas que des relations bilatérales renforcées entre nos deux pays nous permettront d’y parvenir.

Tels sont les grandes lignes de mon entretien avec le Président Aoun.21316496 1433760020033485 1597446172450721700 o

Faustin-Archange Touadera et Michel Aoun@prl

Je vous remercie.

Le 6 septembre 2017