Centrafrique : Accord de principe d'un cessez-le-feu de 7 jours

Les difficiles pourparlers relatifs à la crise du Centrafrique de Libreville semblaient se débloquer jeudi 10 janvier 2013 en fin de soirée avec l'annonce par la rébellion de son accord de principe d'un cessez-le feu de 7 jours avec le régime du président François Bozizé dont elle ne demande plus le départ immédiat.

Les négociations se sont interrompues vers 23h – horaire de Libreville soit 22 h GMTsans annonce officielle du cessez-le-feu. Les négociations doivent reprendre vendredi 11 janvier 2013.

Florian Ndjadder, porte-parole de la coalition du Séléka a déclaré "Nous allons donner notre accord de principe pour un cessez-le feu d'une semaine et observer  la bonne foi du président François Bozizé. S'il nous la prouve, nous allons revenir à Libreville pour signer définitivement le cessez- le-feu"

Cette concession d'une rébellion victorieuse sur le terrain est cependant conditionnée à plusieurs exigences fortes que doit accepter l’actuel président François Bozizé.

"Les forces mercenaires en provenance d'Afrique du Sud doivent quitter le territoire du Centrafrique les prisonniers politiques doivent être libérés sans conditions pendant la même période", a précisé Florian Ndjadder. La rébellion exige la nomination d'un nouveau premier ministre issu des rangs de  l'opposition et en ajoutant "Nous avons la possibilité de marcher sur Bangui mais par respect des chefs d'état de la CEEAC -communauté économique des états d'Afrique centrale nous allons démontrer que nous voulons la paix"

Sont présents à ces  négociations, Denis Sassou Nguesso président de la république du Congo et par ailleurs médiateur dans le dossier de la crise du Centrafrique, Idriss Déby Itno président de l’état du Tchad et président en exercice de la CEEAC ainsi  que Téodoro Obiang N’Guema président de l’état de Guinée Equatoriale sans omettre Ali Bongo président de la république du Gabon et pays hôte  de ces négociations.

Pour sa part Margaret Vogt représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies en Centrafrique a déclaré "Le cessez-le-feu est très important, il pourrait aider à calmer l'anxiété des gens qui ont vraiment peur (...). Que les forces se retirent sur des positions neutres et que les gens puissent revenir chez eux. C'est un objectif très modeste, ensuite on pourra parler du reste", a-t-elle ajouté.

Le Séléka avait a de nouveau demandé le départ de François Bozizé, lequel refuse catégoriquement, estimant qu'il a "perdu une bataille mais pas la guerre". Les accords de paix globale de Libreville de 2008 n’ont jamais été respectés par le pouvoir actuel. François Bozizé est arrivé au pouvoir par un coup d’état en mars 2003 renversant feu Ange-Félix Patassé.

En 10 années, François Bozizé à laisser le Centrafrique tombé dans le chaos et s’abattre la misère sur la pauvreté de son peuple.