Crise du Centrafrique : début des négociations à Libreville au Gabon

Dans un mémorandum présenté au premier jour des négociations mercredi 9 janvier 2013 avec le pouvoir de Bangui et l'opposition à Libreville, la coalition rebelle de la Séléka a demandé, que le président François Bozizé soit traduit devant la cour pénale internationale –CPI-

La Séléka "demande qu'une procédure soit engagée devant la CPI de La Haye contre François Bozizé", d’après une déclaration écrite. La rébellion accuse le président Bozizé de "faits de crimes de guerre et crimes contre l'humanité", parlant notamment de "détentions et séquestrations arbitraires" et de "disparitions, assassinats et exécutions sommaires".

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Une partie de l'opposition du Centrafrique à Libreville

Ces négociations se déroulent sous l’égide de la CEEAC. Les discussions, entre le pouvoir qui n’a plus que le nom, du président François Bozizé et la rébellion, victorieuse sur le terrain, vont porter notamment sur la renégociation d'accords de paix signés entre 2007 et 2011, notamment en 2008, entre le régime et la rébellion.

La Séléka a pris les armes le 10 décembre 2012 et a vite conquis les trois quarts du Centrafrique. Elle exige le "respect" de ces accords et  le départ de François Bozizé, qui refuse de quitter le pouvoir sous la pression militaire.

Mardi 8 janvier 2012 le président Bozizé, a clairement indiqué qu'il ne négocierait pas son départ. "Je n'ai pas à négocier -  est-ce que la rébellion représente le peuple centrafricain ? Je n'ai pas à négocier une fonction de chef d'état", a-t-il déclaré.