Centrafrique : les chutes de la Mbi, Mbeko et Toutoubou

Chutes de la Mbi

Le cours d'eau "la Mbi" prend sa source dans le plateau gréseux de Gadzi-Carnot à l'ouest de Yaloké. Ce cours d'eau est un affluent supérieur de la Mpoko qui coule parallèlement avec la Mbali et la Pama et qui rentre dans le bassin de l'Oubangui. Le débit de la Mbi est d'abord lent sur les grès de Carnot, ensuite rencontre les barres quartzitiques de Boali aux environs du village Bodanga où sa pente atteint 10 m de haut. L'origine de ces chutes est structurale car la Mbi entaille profondément la surface centrafricaine -dorsale- en créant une gorge. C'est dans cette gorge que la rivière chute à 200 m sur un front de 70 m située juste après le pont au PK 153. Sa pente est de 4,5 m/km. Les chutes de la Mbi gardent toute leur intégrité du fait de leur aspect naturel. Même si les chutes de la Mbi présentent des similitudes avec celles de Boali, elles dépassent largement ces dernières sur son front et sur sa hauteur de chute.

Chutes de Mbeko

Pour les chutes, prendre le chemin forestier à droite dans la grande descente, 100 m avant le village. Il faudra un véhicule tout-terrain ainsi qu'une machette pour les branchages. En se déversant les unes dans les autres, les chutes forment d'innombrables petites piscines naturelles, alimentées par autant de fines cascades.

Une étape très rafraîchissante où des gorilles venaient se reposer, il y a quelques années. Mais ils ont été chassés ou, plus souvent, décimés par des braconniers, notamment lors de la populaire et très attendue saison de " la récolte des chenilles " : entre juillet et septembre, lorsque l'eau atteint les 3 m au pied des chutes, de nombreux villageois dorment sur place pour ramasser les précieuses chenilles.

 

Chutes de Toutoubou

Ce joyau naturel du Centrafrique trouve à Nganli à une vingtaine de km environ de Carnot, sur la route de Berbérati.

Majestueuses, les chutes de Toutoubou submergent par leur débit et leur agencement : trois impressionnantes cascades jaillissent d'un rocher appelé "Gbassem", pour se déverser dans un bassin dominé par un arc-en-ciel perpétuel. 

 

Thierry Simbi 

Le 28 février 2019